Si la quantité globale d’eau douce disponible chaque année sur l’ensemble de la planète est importante, localement les situations sont très contrastées car l’eau douce est répartie de manière très inégale sur notre globe. Dans certaines régions, l’eau coule d’abondance, pour le régal des riverains, dans d’autres cependant la sécheresse domine.

Dans une région donnée du globe, l’eau disponible en terme de flux dépend du bilan entre les quantités d’eau précipitées et les quantités d’eau évaporées, la différence entre les deux représentant l’écoulement. Ce facteur est essentiel pour comprendre la répartition de l’eau sur les différents continents. Il n’est pas le seul : le régime des pluies l’est également.
Les régions qui manquent le plus cruellement d’eau sont situées le long des tropiques. Ce sont les régions arides des grands déserts chauds de l’Afrique du Nord et du Sud, de l’Australie et du Moyen-Orient qui couvrent 31% des terres émergées de la planète. Le bilan hydrique annuel de ces contrées est négatif car l’évaporation y est très forte et les précipitations exceptionnelles. D’autres régions encore ont des bilans négatifs, notamment au centre du continent eurasiatique où les précipitations sont faibles en hiver et l’évaporation forte en été.
Toutes les autres régions du globe ont des bilans annuels positifs, même si les rythmes saisonniers sont très différents de l'une à l’autre et que l’apport d’eau ne se fait donc pas de manière identique. Les régions les plus favorisées sont les régions tempérées et intertropicales.
L’accès à l’eau douce n’est donc pas équitable. En cas de déficit saisonnier, les pays au bilan hydrique annuel positif peuvent en effet toujours avoir recours de façon temporaire à leurs réserves, et en particulier à leurs réserves souterraines. En revanche, dans les régions au bilan hydrique annuel déficitaire, le recours aux réserves ne peut conduire qu'à leur épuisement à plus ou moins long terme puisque celles-ci ne peuvent se reconstituer.
Or cette situation pourrait encore s’aggraver car les déserts s’étendent : selon une estimation des Nations Unies, 40% des terres émergées du globe seraient touchées aujourd’hui par ce phénomène de désertification.
Découvrir l'eau
Quoi de plus naturel qu’une cascade bondissant du haut d’une falaise, qu’un lac paisible somnolant au fond d’une dépression, qu’une rivière prisonnière de ses rives glissant le long des pentes ?
Pourtant… notre planète est la seule du système solaire à posséder de l’eau liquide, et notre pays, l’un des plus privilégiés du globe terrestre.
Quoi de plus facile aujourd'hui que d'ouvrir un robinet ? Quoi de plus normal que de prélever sans compter à cette manne quotidienne pour la satisfaction de tous nos besoins ?
Pourtant… exploitée sans mesure ni prudence, l'eau est de plus en plus polluée, et la production d’eau potable de plus en plus complexe et coûteuse.
Source CNRS Cliquez sur ce lien pour en savoir plus